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Dossier

Un réseau mondial pour changer la finance

La Global Alliance for Banking on Values et ses banques durables

La Global Alliance for Banking on Values et ses banques durables

Certaines banques, comme la Banque Triodos, concilient les dimensions économiques, sociales et environnementales de leurs activités. La “Global Alliance for Banking on Values” réunit 25 de ces banques durables en un réseau mondial indépendant, lancé en 2009 et en plein essor depuis lors. Son but : renforcer à l’échelle mondiale l’impact de cette approche différente de la banque, qui travaille au service de la société.

Partout, le monde de la finance a vu se développer un autre secteur bancaire, plus positif et plus humain. En Bolivie, BancoSol finance une multitude de micro-entrepreneurs, qui y trouvent de quoi améliorer le quotidien de leur famille, ainsi qu’un meilleur avenir. En Ouganda, les régions rurales ont pour la première fois accès aux services bancaires grâce à la Centenary Bank, qui permet aussi aux petits producteurs de thé de développer ensemble des manufactures dont ils sont devenus les propriétaires. Ailleurs encore, en Californie, Italie, Norvège ou Australie, des banques se concentrent sur le financement des entrepreneurs locaux qui innovent dans les technologies vertes ou l’économie sociale.

Ces institutions financières ont beau avoir des activités ou des origines diverses (privées, coopératives ou syndicales), elles partagent néanmoins les mêmes principes : elles ont une expertise locale et sectorielle, s’activent localement à financer des entreprises et organisations qui améliorent la qualité de vie et concrétisent la transition vers un monde plus durable. Elles intègrent dans leur développement les trois angles : économique, social et écologique. Pour ces banques, l’argent n’est pas un but en soi. C’est un moyen au service de la société, à utiliser en tenant compte des besoins actuels et futurs et des limites de la planète.

Les banques durables sont bien plus concentrées sur les crédits à l’économie réelle, elles sont mieux dotées en dépôts et leur solvabilité est plus forte

L’alternative positive au système financier actuel

Ce sont donc les valeurs du développement durable qui motivent ces banques différentes. Leur existence et leur développement souvent rapide au cours des dernières années sont la preuve qu’il existe une alternative positive et efficace au système financier actuel. Mais si leur impact est bien réel dans leur région d’ancrage, encore fallait-il se faire entendre et gagner en influence au niveau international. D’où l’idée, lancée en 2009 par la Banque Triodos aux Pays-Bas, de créer la “Global Alliance for Banking on Values” (GABV). L’initiative a fait son chemin : elle comptait 9 banques au départ, elle en regroupe aujourd’hui 25 à travers le monde (voir la carte). Ambitieuse, la GABV vise à représenter un milliard de personnes d’ici 2020.

En 2012, la GABV a publié une grande enquête qui compare sur 10 ans l’efficacité des banques durables, souvent de petite taille et actives localement, à celle des grandes banques systémiques mondiales. La différence saute aux yeux : les banques durables accordent proportionnellement bien plus de crédits à l’économie réelle (elles y consacrent 72,4% de leurs actifs, contre seulement 40,7% du côté des grandes enseignes globales), elle profitent de plus de dépôts de la part de leurs clients (72,5% de leurs moyens contre 42%) et leur solvabilité est plus forte (12,2% de capitaux propres sont de la catégorie la plus solide, appelés “Tier 1”, contre 10%). Et tout ça, pour une rentabilité semblable : le rendement des fonds propres sur 10 ans pointe à 9,7% chez les banques durables, contre 10,8% chez les grandes banques systémiques mondiales. En résumé : les premières sont tout simplement plus solides et plus utiles à la société.

Plus d’informations sur la GABV

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