Ce site utilise des cookies. En continuant à naviguer sur le site, vous en acceptez l'utilisation. En savoir plus sur l’utilisation des cookies.

The cookie settings on this website are set to "allow cookies" to give you the best browsing experience possible. If you continue to use this website without changing your cookie settings or you click "Accept" below then you are consenting to this.

Close

Rencontre

Un esprit sain dans un corps sain, pour un nouveau départ

« Je suis enfin chez moi.»

« Je suis enfin chez moi.»

Pierrot, bénévole au sein de l’association Infirmiers de rue explique les changements quotidiens qu’il remarque chez ses patients. De l’autre côté du miroir, Monsieur B. a pu bénéficier des services de l’association pour se reconstruire. Il témoigne également.

Quelle est la sensation qui prédomine depuis que vous avez un logement ?

Monsieur B. : « Je suis très content de ne plus vivre dans la rue et de ne plus subir les bruits et les cris d’un monde inhumain. Je suis fier et heureux de pouvoir enfin rêver dans un lit sans être réveillé par un inconnu en civil ou en uniforme. Lorsque je me réveille, j’ai l’impression de rêver et je me dis en contemplant les murs : je suis enfin chez moi. »

Comment vous sentez-vous à présent ?

« Pour vous, ma situation paraît sans doute normale. Mais pour moi, cela tient presque du miracle si aujourd’hui j’ai un lit. J’espère que ce qui, à mes yeux, semble encore un rêve continuera pour toujours, car les rues froides hanteront éternellement mon esprit. »

Quels sont vos rêves ?

« J’adore jouer au scrabble et me promener de temps en temps à vélo. J’ai aussi des obligations à présent et, même si je rencontre encore quelques difficultés aujourd’hui, je suis fier de mes progrès au quotidien. Petit à petit, j’apprends également à cuisiner. Ce sont mes victoires ! »

En quoi l’association Infirmiers de rue a-t-elle été indispensable pour vous ?

« Chaque jour, je me lance un nouveau défi ! Je n’y arrive pas toujours seul et je continue à recevoir l’aide et l’attention qui m’ont aidé à arriver jusqu’ici. Je suis conscient du fait que c’est à moi à faire l’effort, mais sans la bienveillance des Infirmières de rue, je n’y serais peut-être pas parvenu.»

De l’autre côté, Pierrot le bénévole répond à nos question

Comment se passe le suivi d’un patient en phase de réinsertion ?

Pierrot : « Un jour, nous nous rendions chez une patiente afin de l’accompagner à son rendez-vous médical. Nous n’avions pas réussi à la joindre pour le lui rappeler et craignions qu’elle refuse de s’y rendre alors que cela faisait dix mois que nous nous occupions de concrétiser cette démarche avec elle. Ce rendez-vous était très important pour sa santé. À notre arrivée, elle était encore dans son lit. Nous lui avons expliqué que nous venions pour l’accompagner à son rendez-vous. Elle s’est levée machinalement pour aller faire un brin de toilette et s’est habillée pour sortir en nous annonçant qu’elle était prête à nous suivre… ».

Sans ce suivi, elle ne serait donc sans doute pas allée à son rendez-vous ?

« Effectivement. Ces changements d’habitudes radicaux demandent beaucoup de soutien afin de récupérer la confiance en soi. Pendant le trajet, tout était compliqué. Elle n’avait pas d’abonnement STIB et s’essoufflait très vite en marchant. Malgré tout, nous sommes arrivés presque à l’heure au rendez-vous. La consultation s’est très bien passée. L’équipe médicale a fait preuve de beaucoup d’empathie. Elle était finalement ravie d’avoir fait cet effort pour sa santé, pour prendre soin d’elle. C’est un pas en avant essentiel, qu’elle ne faisait pas quand elle était dans la rue. »

Depuis combien de temps cette dame a-t-elle retrouvé un logement ?

« Elle va souffler sa première bougie dans son appartement. Cette année s’est déroulée sans visite aux services des urgences et sans aucune hospitalisation. Une grande victoire pour elle et pour nous tous.»

Sa santé physique s’est améliorée, mais qu’en est-il de sa santé psychologique ?

« Lors de nos rencontres liées au bien-être physique, nous mettons également l’accent sur le suivi psychologique en écoutant nos patients et en les encourageant. »

« Durant cette dernière visite, cette dame nous a confié qu’elle avait réalisé un de ses rêves : sa famille est venue lui rendre visite dans son appartement. Et elle en était très fière. »

 

630 EUR par mois

Avec ce montant, l’asbl aide un sans-abri à sortir de la rue.

Epargnez et aidez un sans-abri à retrouver une situation digne.

Que pensez-vous de "Un esprit sain dans un corps sain, pour un nouveau départ"?

Veuillez écrire un commentaire.

Veuillez introduire votre nom.