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dossier

Quels soins pour demain ?

Vous avez pu consulter le premier volet de l’étude ‘Perspective sur l’avenir de nos soins’. Vous a-t-il inspiré quant à vos activités en matière de soins aux personnes âgées? Nous sommes curieux d’entendre vos réactions à ce sujet. Quant à nous, l’étude nous incite à engager le dialogue. Nous vous expliquons ci-après pourquoi. 

Les soins de santé font partie des secteurs prioritaires auxquels la Banque Triodos octroie des crédits. Ce secteur représente 18,5% du portefeuille de crédits. Le domaine des soins aux personnes âgées en constitue une part  importante. Nous sommes en phase avec le  secteur : aujourd’hui nous finançons surtout des maisons de repos et de soins résidentielles. Nous sommes cependant conscients des évolutions qui s’annoncent pour le secteur et qui influenceront radicalement le paysage des soins dans notre pays.

En effet, la formule des soins résidentiels telle que nous la connaissons à ce jour, ne constituera plus la norme à l’avenir : une population vieillissante, la diminution des subsides, mais aussi un changement de nos propres attentes pour nos vieux jours (par exemple 90% des personnes âgées désirent rester le plus longtemps possible chez elles) rendent cette évolution évidente.

Nous aspirons tous à des soins de qualité et à des prix abordables tout en tenant compte des souhaits spécifiques de chaque personne âgée. Le tout à un coût abordable aussi pour la société. Face à cette perspective, les centres de soins tels que nous les connaissons aujourd’hui ne suffiront pas, ni au niveau du nombre de lits ni dans la forme de logement qu’ils proposent. Nous considérons de plus en plus souvent l’accueil dans une institution de soins comme la dernière solution, lorsqu’il devient impossible ou dangereux de continuer à habiter chez soi. Un habitat adapté et modulable devra permettre de reporter cette échéance.

Notre modèle de soins va s’élargir et évoluer d’un accueil principalement résidentiel vers une offre diversifiée, où l’importance sera donnée à la dispense de soins dans le lieu de vie individuel mais adapté. Les autorités publiques donnent le ton. Les premiers signes en sont déjà visibles, tels que l’assouplissement de la législation flamande autour des logements kangourous, l’organisation de quartiers de soins comme Zonnelied à Bruxelles et le prêt intergénérationnel en Wallonie. Nous constatons également des efforts au niveau local. Les décideurs politiques régionaux et locaux comprennent, depuis un certain temps déjà, l’importance du logement adapté et modulable. Les initiatives existantes en ce sens sont riches d’enseignements.

Cependant une orientation ne constitue pas pour autant un cadre politique cohérent. Si nous examinons les mesures de soutien actuelles, nous constatons un très grand éparpillement, tant sur le plan géographique qu’au niveau des primes accordées. Ce dont le secteur a besoin, c’est d’un cadre cohérent pour un habitat adapté et modulable qui pourra servir de référence pour les  plans futurs des organisations et entrepreneurs actifs sur le terrain. Et ils sont nombreux.
Car les solutions ne pourront pas uniquement venir du gouvernement. Le temps et les budgets sont trop limités pour cela. La question de la combinaison ‘habitation et soins’ ne peut être résolue que par une collaboration transversale entre les pouvoirs publics, les mutualités, les acteurs de l’économie sociale, les entrepreneurs du secteur des soins de santé et du secteur de la construction, les experts et les citoyens.
Aux Pays-Bas, la réforme menée dans le secteur des soins de santé est déjà une réalité. L’expérience met en évidence qu’il faut impliquer étroitement l’ensemble des acteurs dans l’élaboration des plans de réforme. Un changement radical peut être très douloureux pour les entrepreneurs et leurs récents investissements. Grâce à une politique et une période de transition rigoureusement menées, on évite un désastre économique.

Le dialogue est donc crucial. Il doit impliquer les acteurs actifs sur le terrain au sens large : les professionnels des soins de santé et leurs financiers, mais aussi les entreprises de construction, les universitaires, les architectes et – bien entendu – les pouvoirs publics.  La Banque Triodos souhaite encourager ce dialogue et prendra à cette fin des initiatives concrètes dont nous vous tiendrons informé. Nous sommes convaincus que ces échanges déboucheront sur de nouvelles collaborations.

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