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innovation

Partir en paix

Les obsèques socialement responsables de la Coopérative Alveus

Les obsèques socialement responsables de la Coopérative Alveus

Entrepreneur en pompes funèbres, c’est l’une des professions qui se transmet encore souvent de génération en génération. Pour Cédric Vanhorenbeke, ce fut exactement le cas. Enfin, pas tout à fait:“J’ai appris le métier dans ma famille, mais avec Alveus nous proposons une autre sorte d’obsèques,” nous dit le fondateur de l’entreprise coopérative bruxelloise. Avec Alveus, il organise des funérailles où les parents proches occupent une position centrale, avec le moins de nuisances possibles pour l’environnement et qui sont surtout abordables.

Ne pas profiter du désespoir

“Nous faisons tout pour travailler le plus éthiquement et le plus écologiquement possible. Mais à ce moment-là les gens viennent surtout chez nous pour profiter de nos prix bas. C’est également un choix délibéré.”

Les marges bénéficiaires de la coopérative sont faibles, mais cela fait partie d’un tout : “Nous ne voulons pas profiter du désespoir ni du chagrin des survivants. Les gens viennent chez nous à un moment triste de leur vie. Ils doivent s’occuper de bon nombre de choses. La dernière chose qui vous vient à l’idée, c’est de les faire payer le prix fort. Certains entrepreneurs en pompes funèbres vous montrent par exemple d’abord les cercueils les plus tape-à-l’œil et les plus chers. Pour redescendre ensuite dans la gamme de prix. Chez nous, c’est l’inverse. On vous montre d’abord le cercueil le moins cher, ensuite, les autres options souhaitées.”

Le client est dès lors étroitement impliqué dans le processus et Alveus aborde les funérailles et tout ce qui va avec de la manière la plus personnelle qui soit. “Nous sommes transparents dans nos activités et informons nos clients de toutes les possibilités, et pas seulement celles où nous gagnons le plus.”

Une compensation pour la crémation

Derrière Alveus, c’est un concept intégral qui se cache. L’entreprise souhaite proposer une alternative complète, socialement responsable aux obsèques classiques. “Nous remettons sans cesse et continuellement notre travail en question. Nous essayons toujours de mieux faire, à tous les niveaux des funérailles.”
Il y a également un aspect écologique important : pas si évident dans ce secteur et donc un grand défi. Un enterrement ou une crémation ne seront jamais totalement neutres pour l’environnement, rien que par le fait qu’un corps humain de notre époque et dans notre partie du monde a emmagasiné de nombreuses substances bien plus difficiles à faire disparaitre qu’il y a une bonne centaine d’années. Il existe des interventions qui diminuent l’impact pour l’environnement, mais elles ne sont pas évidentes.

“Chaque corps est en définitive soumis au même processus.”

Cédric Vanhorenbeke

“Les gens pensent encore bien qu’une crémation constitue une meilleure alternative pour l’environnement qu’un enterrement. Ce n’est pas spécialement le cas. Pour une crémation, vous avez besoin d’énormément d’énergie. En fonction du type d’enterrement, une mise en terre se révèle parfois plus économe en énergie.” Si vous optez pour la crémation de ceux qui vous sont chers, vous n’avez pas d’autre choix que de prendre un cercueil en bois. « Les clients demandent parfois un cercueil en carton. Nous pouvons les enterrer, mais pas les brûler. Ce ne sont pas des histoires pour gagner plus d’argent sur le dos du client : c’est juste qu’il faut le bois du cercueil comme combustible. Le carton brûle trop vite et revient d’ailleurs aussi cher qu’un cercueil en sapin.”
Alveus s’est lancé dans un programme pour la compensation des nuisances pour l’environnement que leurs crémations provoquent. « Une seule crémation consomme jusqu’à 200 L de mazout. Nous sommes affiliés à une organisation qui compense cette pollution environnementale en plantant des arbres, par exemple.”

Fleurs et embaumement

L’offre est grande, les choix que vous devez poser sont nombreux et ce à un moment où vous préféreriez ne penser à rien ou vous concentrez sur la perte que vous venez de vivre. Cela n’aide pas à prendre les décisions, aussi écoresponsable que vous soyez. En outre, tout n’est pas aussi évident qu’il y parait. Vous pouvez par exemple opter pour des funérailles en calèche. Les gens sont intéressés par le principe car ils sont convaincus qu’un tel véhicule consomme moins d’énergie qu’un corbillard. Et c’est plus joli, bien sur. Cédric Vanhorenbeke : “Mais si les chevaux doivent parcourir 80 km en camion pour arriver, votre avantage écologique est réduit à néant.”

Et qu’en est-il des fleurs, qui ne sont pas toujours un produit très écologique ? Ou des vêtements synthétiques ? Cédric Vanhorenbeke : “Nous travaillons le plus possible avec les fleurs de saison, mais nous n’en avons pas toute l’année. En hiver, il n’y a plus de fleurs. Nous refusons d’utiliser les fleurs soi-disant en soie, mais qui sont en fait le plus souvent en matériau synthétique. Les gens les utilisent un petit temps et elles finissent toujours à la poubelle. ».

Alveus

“En ce qui concerne les vêtements, nous ne compliquons pas la vie des gens. Bien entendu, la laine et le coton bio sont meilleurs que le polyester. Mais essayez de trouver une cravate qui ne contienne pas de matériau synthétique.” Là où Alveus déconseille certains choix, c’est au niveau des chaussures. « Lors d’une crémation, une semelle en caoutchouc dégage trop de matières nocives et extrêmement polluantes. Généralement, les personnes passent à la crémation sans chaussures.”

L’embaumement n’est également pas très bon pour l’environnement. « L’objectif d’un embaumement, c’est de conserver le corps le plus longtemps possible. C’est le contraire de ce que nous voulons atteindre. En outre, pour un embaumement, vous utilisez des liquides nocifs pour l’environnement. Mais je comprends le souhait des parents proches de le faire. S’ils insistent, nous le ferons, mais nous n’y sommes pas favorables. C’est aussi très cher. Il faut donc se demander à qui cela profite.”

A l’avenir

La législation relative aux obsèques est régie au niveau régional, la Région flamande étant un peu plus progressiste que le reste du pays, mais là non plus, tout n’est pas évident, voire possible. Les communes peuvent décider de manière partiellement autonome et mettre par exemple à disposition un terrain pour des formes alternatives d’enterrement, mais cela aussi reste pour l’instant limité et n’est pas encore coulé dans la loi.

Il y a toutefois des progrès dans la recherche et il existe des groupes de lobby pour des manières alternatives de faire disparaitre votre corps après son décès. Pensons à l’humusation, ou plus vulgairement, le compostage. Techniquement, c’est parfaitement possible, mais on ne peut encore le faire nulle part. Cela peut vous paraitre lugubre comme pensée, mais c’est une belle manière de retourner dans le cycle de la terre. “Nous sommes tous voués au même sort. Chaque corps est en définitive soumis aux mêmes processus.”

La principale motivation d’Alveus vise à rendre le trajet complet, du décès à la séparation physique définitive plus éthique, plus abordable et plus écologique. “Les gens en deuil sont très fragiles. Ils sont tristes et doivent souvent s’occuper de toute une série de choses au cours des premières semaines suivant le décès des personnes qui leur sont chères. Ils n’ont pas l’énergie ou la clarté d’esprit pour réfléchir à des alternatives. C’est ce que nous voulons changer avec Alveus : orienter les personnes vers un autre type de funérailles.”

www.alveus.coop

Cédric Vanhorenbeke vous fournira toutes les informations nécessaires, également sur ses collègues flamands.

 

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Michel VERHULST Il y a 2 années

Optique pleine de clairvoyance et d’humanité au sens large. Je souhaite être tenu au courant de toutes les options de funérailles disponibles.

Reply to Michel VERHULST
cfunari Il y a 2 années

Merci beaucoup pour votre commentaire Michel ! N’hésitez pas à suivre notre blog pour en savoir plus sur les autres initiatives ou à prendre contact avec Cédric Vanhorenbeke de Alveus pour connaître les autres options disponibles. Belle journée, Banque Triodos

Claire Tondeur Il y a 2 années

JE rejoins LA question de Michel Verhulst

Reply to Claire Tondeur
cfunari Il y a 2 années

Chère Claire, je vous invite également à suivre notre blog pour en savoir plus sur les autres initiatives ou à prendre contact avec Cédric Vanhorenbeke de Alveus pour connaître les autres options disponibles. Belle journée, Banque Triodos

Henriquet Marie-Cécile Il y a 2 années

très très intéressant! merci

Reply to Henriquet Marie-Cécile
cfunari Il y a 2 années

C’est toujours un plaisir de partager les belles initiatives de nos clients ! Belle journée, Banque Triodos

Josette lambrecht Il y a 2 années

bonne idée pour l’avenir

Cécile Fontaine Il y a 2 années

Une contribution finale à une meilleure humanité et à la protection de notre environnement.
Soutenir en parallèle l’humusation.

Flament Georges-Igor Il y a 2 années

J’ai 81 ans et souhaiterais être “humusé” quand mon corps aura terminé son chemin.
La seule façon que la Terre a de “s’enrichir”, nous est offerte par le Soleil qui nous envoie à chaque instant son énergie; énergie qui, par le miracle de la chlorophylle, transforme l’eau, les matières minérales venant de la terre et le CO2 de l’air, en matière organique. Cette matière organique dont la Terre a besoin pour devenir nourricière et permettre la Vie.
N’est-ce pas Justice et Justesse que de rendre à la Terre cette matière organique qui nous a permis de vivre?
L’enterrement, tel qu’il est pratiqué actuellement, pose dans un caveau profond, généralement cimenté, le cercueil, dont le bois ,souvent de qualité, serait plus utile aux vivants plutôt que de pourrir lamentablement et de façon polluante; notre corps subissant d’ailleurs la même dégradation anti écologique.
Quant à la crémation, c’est encore pire !Non seulement , elle détruit la matière organique nécessaire à la Terre-Nourricière pour la transformer en matière minérale, nécessite près de 200 litres de fuel par corps incinéré et participe de ce fait à la pollution de l’air et au dérèglement climatique.
Je souhaite œuvrer pour promouvoir l’humusation et obtenir sa légalisation. Que toutes les bonnes volontés conscientes s’unissent en ce sens !

de terschueren Il y a 2 années

cela m’intéresse

Pauline Il y a 2 années

Contente qu’Alveus pense à l’humusation ! Il existe une pétition pour la rendre légale.


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