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rencontre

« Je rêve d’une agriculture basée sur la biodiversité »

Portrait de Louis De Bruyn

Portrait de Louis De Bruyn

Lorsque l’ingénieur agricole Louis De Bruyn a vendu sa maison, il a décidé de louer son nouveau logement et d’investir son capital. Mais pas n’importe comment. De façon durable. Nous lui avons demandé pourquoi il a choisi Triodos.

 

La maison de maître malinoise où nous sommes attendus se trouve dans une rue calme, à un jet de pierre du canal Malines-Louvain. Sur l’appui de fenêtre, pas de fleurs comme dans le reste de la rue, mais des bacs remplis de plants de tomates et de potirons, poussant avec exubérance.

« Je suis issu d’une famille d’agriculteurs.» raconte Louis De Bruyn, 71 ans. Mes parents avaient une exploitation maraîchère. C’est de là que vient mon amour pour la nature. Plus tard, à l’école d’horticulture, je me suis senti comme chez moi. C’était mon habitat. »

 

Enseigner l’agriculture

« L’entreprise familiale avait malheureusement succombé à l’extension de la ville. Mais je voulais continuer à travailler dans l’agriculture. Pas n’importe laquelle : l’agriculture durable », insiste Louis. « L’agriculture conventionnelle s’éloignait de plus en plus des écosystèmes naturels. Je pressentais déjà qu’on prenait une mauvaise direction. J’ai alors décidé d’enseigner l’agriculture.

C’était en 1973. Le directeur de l’école m’a conseillé de continuer à creuser le sujet et d’étudier l’agronomie. J’ai suivi son conseil et, comme je me posais des questions sur ce que je devais étudier j’ai enchaîné avec un post-graduat en écologie. »

 

“Comment se fait-il que l’agriculture intensive pratiquée aujourd’hui, avec toutes les connaissances dont nous disposons, n’est pas en mesure d’offrir une alimentation saine à tous les humains, ni de se développer de manière durable?”

Louis De Bruyn

Développer une nouvelle vision

Parallèlement à l’enseignement, Louis s’engage dans deux ASBL: « Rassen en Gewassen » (races et variétés, ndlr) et « Wervel » (acronyme néerlandophone pour : groupe de recherche pour une agriculture équitable et responsable », ndlr).

«La première se concentre sur la conservation et le développement de la biodiversité dans l’agriculture », explique Louis. « Les races et variétés actuelles sont tellement uniformisées qu’elles sont devenues très vulnérables face aux maladies et aux ravageurs. Les intrants chimiques et les pesticides sont donc devenus indispensables. Pourtant, si on restaure la biodiversité naturelle, on peut souvent se passer de tous ces pesticides. »

« L’ASBL, ‘De Wervel’, entend quant à elle améliorer la durabilité de l’agriculture et son lien avec la société. Elle s’engage en faveur d’une agriculture plus équitable et plus responsable. De nombreux agriculteurs recherchent cela en ce moment. Ils réalisent que l’approche actuelle ne convient plus, tant au niveau économique qu’écologique.

Notre ASBL ose dire que l’importation de soja depuis l’Amérique du Sud pour nourrir le bétail de l’élevage intensif dans nos régions, cela revient à faire passer le cycle agricole par-dessus l’océan. En Amérique du Sud, mes sols sont appauvris et ici, on les empoisonne. Je rêve d’insuffler une nouvelle vie à cette vision ».

 

« En accord avec mes valeurs personnelles »

L’an dernier, lorsqu’il a pris sa pension, Louis a vendu sa maison. Et investir ne faisait pas partie de ses spécialités.

En revanche, il est certain de deux choses : il souhaite transmettre son capital aux générations suivantes et ne veut investir que dans des activités en accord avec les valeurs qu’il a défendues bec et ongles, tout au long de sa vie. « J’aurais pu investir mon argent directement dans une entreprise agricole dans laquelle je croyais, mais était-ce vraiment raisonnable à mon âge ? »

 

Des investissements durables

« Je suis profondément indigné par le fait que les banques investissent dans l’armement, l’énergie nucléaire ou l’agrochimie qui pousse l’agriculture à se transformer en guerre chimique. Cela aurait été idiot de confier mon argent à une banque qui utilise ce capital pour des activités avec lesquelles je suis en complet désaccord, n’est-ce pas ?

Je me suis donc mis en quête d’une banque qui investisse de manière durable. Aujourd’hui, beaucoup de banques offrent cette possibilité. Mais, souvent, il me semble qu’elles se contentent de suivre la mode du durable.

« Je voulais une banque qui soit bâtie sur une vision durable. »

Louis De Bruyn

Une banque qui a la durabilité gravée dans ses fondations. C’est le cas de Triodos. Dès sa création, la banque a ancré ses principes d’investissement et de fonctionnement dans ses statuts. Cela m’a semblé être un bel atout et quelque chose d’unique.

 

Des fonds diversifiés et bien gérés

Louis ne craignait-il pas les risques associés à l’investissement ? « Triodos m’a présenté des fonds bien gérés et diversifiés. Ils sont constitués sur base de critères écologiques et sociaux et répondent à des critères d’exclusion stricts, notamment en ce qui concerne les organismes génétiquement modifiés et les armes.

La Banque Triodos est gérée en bon père de famille, si bien que le rendement est stable depuis longtemps. Triodos a d’ailleurs bien résisté à la crise financière de 2008. Et, pour être honnête, je ne me laisse pas dissuader par un risque mineur. Toute la vie est un risque, puisque à force de vivre, on meurt ! »

(S’)investir de façon durable?
Avec la Banque Triodos, vous allez plus loin.

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