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rencontre

Un devoir humain

Entretien avec Rein Antonissen, directeur de Vluchtelingenwerk Vlaanderen

Entretien avec Rein Antonissen, directeur de Vluchtelingenwerk Vlaanderen

Vluchtelingenwerk Vlaanderen, comme son pendant francophone le CIRÉ, s’investit dans la protection décente des demandeurs d’asile et des réfugiés. Elle coordonne un réseau d’accueil propre et travaille aussi sur l’intégration. Le dictaphone prévu pour l’interview avec Rein Antonissen, directeur de Vluchtelingenwerk, est posé dans le bac à fleurs du café anversois Den Draak. C’est donc dans un décor fleuri et dans une ambiance agréable qu’il savoure la fin d’un congé bien mérité.

Pour vous, comment s’est déroulée l’année écoulée ?

Dingue ! Durant ces deux dernières législatures, les autorités ont réduit le nombre de places d’accueil, chaque fois suite à une baisse du nombre de réfugiés et dans un but d’économie. Elles misent de plus en plus sur de grandes structures et n’investissent plus dans les modèles d’accueil à petite échelle. Or, le travail de Vluchtelingenwerk Vlaanderen, de notre pendant francophone, le CIRÉ, et des communes est focalisé sur l’accueil à petite échelle. Nous aidons les réfugiés et les demandeurs d’asile à trouver leur propre logement, et nos conseillers répondent à leurs questions et les aident pour les procédures administratives. En revanche, ils doivent chercher eux-mêmes une école pour leurs enfants, par exemple. Les gens sont supposés construire leur propre vie ici et se prendre eux-mêmes en charge, de la même manière qu’ils le faisaient avant de quitter leur pays. Ils bénéficient toutefois d’un accompagnement de qualité. C’est là que réside la différence fondamentale avec les grands centres d’accueil collectifs. Dans ces centres, tout est figé dans des procédures et élaboré à plus grande échelle. Au sens propre. Les gens y dorment souvent dans des dortoirs, et non dans des chambres individuelles, et ils mangent dans un réfectoire. Jusqu’en 2015, la capacité d’accueil a été réduite de manière structurelle, surtout dans les modèles à petite échelle bien élaborés. Mais les structures à grande échelle n’étaient pas suffisantes non plus. Pourtant, les autorités auraient pu être mieux préparées.

Aviez-vous prévu cette arrivée massive ?

Oui. Elle était bel et bien prévisible. Nous savions, par exemple, qu’un grand nombre de personnes allaient quitter l’Irak, la Jordanie et la Turquie. On pouvait anticiper le mouvement car dans ces pays, la vie dans les camps devenait impossible et la sécurité n’était plus garantie. Les gens n’avaient pas de revenus et la qualité de vie se dégradait. Que fait-on quand on ne se sent plus en sécurité ? Quand on ne possède plus rien ? Quand on n’a plus rien à offrir à ses enfants, pas même des garanties concernant leur santé ? On quitte les lieux. Lorsque vous arrivez ici après un voyage long et dangereux, vous vous rendez le matin à l’Office des Étrangers pour vous faire enregistrer ; à midi, vous êtes accueilli dans notre point d’accueil où nous vous donnons des informations et un bol de soupe, et ensuite Fedasil vous attribue une place d’accueil. À partir de mai 2015, nous avons enregistré une hausse sensible du nombre de personnes arrivant dans notre point d’accueil. Des gens très vulnérables pour la plupart. Les mois suivants, l’afflux s’est fait de plus en plus important. En raison de cette hausse soudaine et de la réduction antérieure du nombre des places d’accueil, Fedasil n’était pas prêt. En août, les autorités ont arrêté d’enregistrer les arrivants. Le secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Theo Francken, a placé la limite à 200 enregistrements par jour, mais il y avait parfois 1.000 personnes faisant la file. Les gens devaient rester dans la rue, et l’on a alors connu des situations comme celle du parc Maximilien à Bruxelles et dans des lieux d’accueil improvisés qui ne répondaient pas toujours à la norme. En 2012, nous avions déjà connu une telle situation, mais en 2015, la déglingue du système officiel s’est révélée encore plus dramatique.

Comment se déroule la collaboration avec les autres organisations ?

Le CIRÉ, notre organisation-sœur francophone, est assez proche de Vluchtelingenwerk Vlaanderen, tant sur le plan structurel qu’en ce qui concerne son histoire. Il fait exactement le même travail, avec des moyens similaires et donc les mêmes défis. Nous collaborons de manière très intensive, nous avons des concertations quasiment hebdomadaires et nos conseils d’administration se composent de représentants issus des mêmes organisations. La collaboration est donc très intégrée. Il arrive que nous travaillions sur des thèmes différents, mais fondamentalement, il y a peu de différences. Ces dernières années, nous accueillons ensemble entre 700 et 1.500 personnes.

 

« Une attitude critique à l’égard des autorités fait partie intégrante de notre identité. Cela ne nous empêche pas d’avoir beaucoup d’amis dans toutes ces structures, des personnes qui sont favorables à notre projet, contribuent à développer des idées et échangent des informations avec nous. »

Rein Antonissen

Quelles sont vos relations avec les autorités ?

Pendant 25 ans, la collaboration a été excellente. Notre conseil d’administration ou nos groupes consultatifs comptaient toujours l’un ou l’autre parlementaire. Nos accords et la collaboration avec le Commissariat général aux réfugiés se déroulaient toujours parfaitement, et c’était pareil avec Fedasil. Les rapports étaient parfois plus difficiles avec l’Office des Étrangers, mais cela s’explique par le fait qu’il travaille aussi sur des thèmes tels que le séjour et la détention. Ces deux dernières législatures, nous avons constaté que l’agenda politique reposait bien plus sur la dissuasion que sur la protection, le climat s’est donc nettement durci. La nouvelle administration politique est moins ouverte au regard critique de la société civile. L’essentiel de notre mission consiste à veiller sur les droits des demandeurs d’asile et des réfugiés. Depuis 25 ans, c’est surtout cela que nous faisons : vérifier si les autorités font bien leur travail à ce niveau. Une attitude critique à leur égard fait donc partie intégrante de notre identité. Cela ne nous empêche pas d’avoir beaucoup d’amis dans toutes ces structures, des personnes qui sont favorables à notre projet, contribuent à développer des idées et échangent des informations avec nous.

Comment la société civile réagit-elle face à ces développements ?

Depuis 2011, on note une évolution à tous les niveaux : les autorités cherchent dans la société civile des acteurs qui peuvent réaliser cette mission, souvent à moindre coût et de manière plus efficace. Elles repoussent un certain nombre de tâches et ne les transfèrent qu’à des organisations qui ne veulent travailler que sur le plan purement exécutif. Les organisations ne sont pas censées participer à la réflexion ni à un dialogue. Nous observons une telle évolution dans d’autres pays également, mais en Belgique, la collaboration avec la société civile a toujours été relativement facile. En pratique, on en arrive aujourd’hui à trois possibilités : continuer et se taire, se mettre en liquidation ou chercher des moyens de fonctionnement privés afin de pouvoir continuer à émettre une voix critique. Nous notons aussi un glissement perceptible vers une approche de travail davantage axée sur les projets. Il est agréable de diviser le travail en projets distincts et bien délimités, une telle approche assure une certaine fraîcheur à votre organisation, mais pour votre fonctionnement structurel, c’est une catastrophe. Enfin, nous constatons que la collaboration transnationale entre organisations, autrefois bien vivante, est aujourd’hui malmenée. Et que des moyens sont manifestement détournés vers la surveillance des frontières et les acteurs actifs sur ce terrain-là.

La politique belge en matière de réfugiés se différencie-t-elle de celle des pays voisins ?

Fort heureusement, la qualité de notre procédure d’asile, qui protège les migrants, reste très élevée. On a tendance à l’oublier, mais nous avons un excellent système de protection. Comparativement à d’autres pays, comme la France et le sud de l’Europe, nous avons un taux de reconnaissance élevé, la procédure est relativement rapide et les entretiens sont d’un haut niveau. L’accueil a aussi été longtemps d’excellente qualité. Surtout par rapport à des pays comme la Grèce ou la Turquie, où les gens sont enfermés derrière des barbelés, parfois même sans boire, où ils ne sont pas accompagnés et n’ont aucune chance de trouver leur place dans le pays d’accueil, nous ne pouvons pas nous plaindre.
Or, aujourd’hui, même en Belgique le système d’accueil est mis sous pression. Nous devons faire face à une stratégie volontaire de le réduire et à une application moins stricte de nos propres normes de qualité. Les gens ont droit au respect de la vie privée et à un accompagnement, telles sont les prescriptions. Mais dans de nombreux centres, ces droits ne sont plus garantis. Et cela nous préoccupe beaucoup. On note, par ailleurs, une baisse du soutien de la population. C’est un autre aspect qui nous préoccupe. Une étude de 2005 montrait que 60 à 70% des Flamands avaient une attitude positive à l’égard des demandeurs d’asile et des réfugiés. En 2009, ce pourcentage était déjà nettement moins élevé. Aujourd’hui, il apparaît que les gens ont une attitude plutôt négative face aux demandeurs d’asile et aux réfugiés. Aussi, ce groupe éprouve-t-il davantage de difficultés à se trouver une maison, du travail, ou à se faire une place dans la société. De plus, ils se trouvent tout à coup au centre de discussions sur des thèmes qui n’ont pas d’importance pour eux. Par exemple, la polémique sur la société multiculturelle. Ce sont des discussions très virulentes, mais qui n’aident en rien le réfugié. Il veut d’abord savoir où il peut habiter et où ses enfants peuvent aller à l’école, et comment il peut s’assurer un revenu.

Bref, le contexte dans lequel nous travaillons a beaucoup changé en dix ans. À l’époque, nous ne recevions pas de mails haineux alors qu’aujourd’hui, c’est notre lot quotidien. Nous sommes considérés comme l’avocat d’un groupe de personnes qui, selon les auteurs de ces missives, ne méritent pas la sécurité juridique ni aucune forme d’aide. Le fait que le groupe en question soit tout sauf homogène ne les effleure même pas.

Refugee Walk
Walk the World

Par solidarité aux Réfugiés qui parcourent souvent de longues distances, l’association Vluchtelingenwerk Vlaanderen, organise ce dimanche 2 octobre la Refugee Walk : une marche sponsorisée de 40 km à travers la Campine limbourgeoise. Une marche au profit de Startpunt van Vluchtelingenwerk à laquelle 25 collaborateurs de la Banque Triodos participent, avec leurs amis et famille. refugeewalk.be

Par ailleurs, il y a un grand groupe de personnes qui souhaitent bel et bien aider. Nombre d’initiatives citoyennes font preuve de solidarité.

Un très grand nombre de personnes souhaitent faire quelque chose. Elles créent des ASBL et structurent leur action. Souvent, il s’agit d’organisations locales, comme à Zeebruges, mais il existe aussi des initiatives transnationales menées par des ASBL bruxelloises ou anversoises, qui envoient des camions chargés de biens de première nécessité vers les camps à Calais, en Bosnie, en Turquie ou à Alep. De telles organisations s’adressent souvent à nous ou au CIRÉ pour obtenir des conseils ou de l’aide. Des pharmaciens s’associent pour envoyer ou apporter des médicaments dans des zones en conflit. À part ces initiatives particulières, il y a aussi la possibilité d’adhérer à des structures publiques, par exemple via le système du parrainage.

Mais la question que je me pose toujours est celle-ci : cela s’arrête-t-il à cette volonté – fort bienvenue – d’aider ? Pouvons-nous faire plus ? Et qui veille à ce que les gens suivent la procédure correctement ? Y a-t-il un accueil qualitatif ? Les gens veulent en premier lieu accomplir des actions sympas, qui sont souvent très utiles, mais ce n’est pas toujours suffisant. Nous devons garder un esprit critique pour veiller à ce que certaines normes soient respectées. C’est très positif que de nombreuses personnes veuillent aider à aménager un centre, à suspendre des couvertures, à nettoyer des toilettes, à aménager une classe, mais une telle structure convient-elle pour un séjour de plus de six mois pour des gens qui viennent de fuir l’horreur d’une guerre ?

Que faut-il faire pour que l’aide privée actuelle, souvent individuelle, soit portée à un niveau structurel ? Les organisations comme le CIRÉ et Vluchtelingenwerk Vlaanderen peuvent-elles s’en charger ou l’impulsion doit-elle venir des autorités ?

Nous nous en occupons déjà, mais dans les limites de notre expertise. Tout comme Médecins du Monde et Caritas, par exemple. Ainsi, nous avons soutenu et contribué à l’organisation d’une initiative à grande échelle relative à la fourniture d’informations. Avec la collaboration de 400 volontaires, nous avons parcouru le quartier Nord de Bruxelles pour fournir des informations aux migrants et les renseigner sur leurs droits. Médecins du Monde a fait pareil avec les médecins et les pharmaciens, et Caritas avec un projet relatif au logement. Nous intégrons une série de ces initiatives. En ce qui me concerne, il n’est pas nécessaire de mettre en place une nouvelle structure autour de ces initiatives. Mais il faut assurer une communication claire quant à l’endroit où les gens peuvent apporter leurs dons matériels.

« Dans notre organisation, nous rencontrons tellement de jeunes et d’enfants formidables, talentueux, dont on sait tout simplement qu’ils pourront raconter leur propre réussite dans cinq ans. »

Rein Antonissen

Quel rôle les médias peuvent-ils jouer à cet égard ?

Aujourd’hui, les journalistes n’ont tout simplement pas assez de temps ni de moyens pour faire du journalisme d’investigation. Souvent, le résultat est un discours à sens unique. Le cadre dans lequel on parle des réfugiés et des demandeurs d’asile s’arrête à la problématique. La vie d’une réfugiée éthiopienne arrivée ici à l’âge de sept ans, qui travaille aujourd’hui comme secrétaire de direction chez Hewlett-Packard, a deux enfants et un mari propriétaire de son propre restaurant, cela n’intéresse personne. Tout comme l’histoire de cette Albanaise qui a fui la guerre dans son pays il y a 30 ans, s’est construit une vie ici, a ouvert sa propre agence de voyages et est aujourd’hui sur le point de retourner dans son pays d’origine… Il faut déjà trouver un très bon journaliste avec beaucoup de temps et très motivé pour faire une telle interview, ainsi qu’un journal ou un magazine disposé à la publier.

Alors que ce sont tout de même de bonnes nouvelles ?

Oui. Dans notre organisation, nous rencontrons tellement de jeunes et d’enfants formidables, talentueux, dont on sait tout simplement qu’ils pourront raconter leur propre réussite dans cinq ans, mais apparemment, cela n’intéresse personne. Un autre exemple d’information sélective est l’omission de certains points d’achoppement. Quel journaliste analyse l’accueil ou le système de détention belge ? Les tentes du parc Maximilien ont longtemps dominé l’actualité, mais l’analyse en profondeur de cette situation, personne ne l’a faite. Donc, nous le faisons nous-mêmes et nous tentons de diffuser cette information. Alors, on en arrive à la conclusion suivante : les autorités ont nettement réduit leurs efforts, le secrétaire d’État a décidé de n’enregistrer qu’un nombre très limité de personnes et l’afflux de réfugiés a augmenté. Ces trois éléments sont à la base de ce qui s’est passé à l’époque.

« Il est de notre devoir à tous d’accorder une grande attention aux ODD, à une migration qui s’effectue dans de bonnes conditions et à des objectifs de développement qui créent davantage d’opportunitéset font progresser les gens et les économies.»

Rein Antonissen

Si vous examinez maintenant la situation d’en haut, qu’est-ce qui vous frappe le plus ?

Il y a dix ans, on dénombrait 52 millions de réfugiés dans le monde. Aujourd’hui, ils sont 62 millions et on constate une plus grande instabilité aux portes de l’Europe. La plupart – plus de 93% – demeurent dans leur propre pays ou sont enfermés dans des camps de la région, notamment en Turquie, en Jordanie et au Pakistan, en Afrique également, mais pas en Europe. Comme vous et moi, ces gens veulent avancer dans la vie. Ils se rendent bien compte que dans les camps, il n’y a pas d’avenir pour eux et leurs enfants, et, comme nous le ferions aussi vous et moi, ils n’écoutent pas nos politiciens qui tentent de les dissuader de venir ici. Tous les réfugiés avec qui nous parlons cherchent d’abord la sécurité pour eux-mêmes et leurs familles, et ensuite veulent se construire une vie. Un politicien qui dit : « Cela ne va plus se passer ainsi et je vais les retenir », devra construire des murs très élevés et dit n’importe quoi. On ne peut pas retenir ces gens. Vous ne vous laisseriez pas retenir non plus. Les gens prendront toujours le risque d’arriver jusqu’ici.
Nous pouvons toutefois choisir notre réaction face à cela. On peut adopter la forme d’une procédure rapide et une dose d’hospitalité, comme en Allemagne, ou faire comme ici : s’accrocher à cette histoire irréaliste des frontières fermées et de la « problématique ». Cette dernière est d’ailleurs toute relative : la Belgique a accueilli en 2015 moins de personnes qu’en 2000, après la guerre qui sévissait en ex-Yougoslavie.

Une initiative telle que l’Agenda 2030 et ses Objectifs de développement durable peut-elle faire la différence selon vous ? Y prenez-vous part vous-même ?

Dans le passé, nous avons beaucoup travaillé sur les Objectifs du millénaire. Actuellement, en pratique, l’Agenda 2030 est un peu mis de côté car la crise de l’accueil et le fait d’avoir des procédures d’asile correctes sont prioritaires. Je peux être très bref quant à l’utilité des Objectifs de développement durable (ODD). Au moment où votre sécurité, votre revenu, l’enseignement, le développement ou quoi que ce soit sont menacés, vous vous en allez. Nombre de pêcheurs sénégalais ont été chassés par de grandes sociétés de pêche espagnoles. Il ne restait plus de poissons pour leurs petits bateaux et leurs filets. Où sont-ils à présent ? Sur les plages espagnoles, où ils vendent de la pacotille pour nouer les deux bouts. Dès lors, il est de notre devoir à tous d’accorder une grande attention aux ODD, à une migration qui s’effectue dans de bonnes conditions et à des objectifs de développement qui créent davantage d’opportunités et font progresser les gens et les économies.

Que fait Vluchtelingenwerk Vlaanderen ?

Vluchtelingenwerk Vlaanderen, comme son pendant froncophone le CIRÉ, s’investit dans la protection décente des demandeurs d’asile et des réfugiés. Ce travail, l’association ne le fait pas seule mais avec 50 organisations membres et un grand nombre de volontaires enthousiastes. Elle coordonne un réseau d’accueil propre et travaille aussi sur l’intégration. Elle soutient tous ceux qui aident les demandeurs d’asile et les réfugiés en fournissant des informations spécialisées, des formations, des publications et des helpdesks très étendus. Du fait notamment de la précarité des bureaux qu’elle louait à Schaerbeek, Vluchtelingenwerk Vlaanderen a décidé d’investir dans un bâtiment propre situé rue Botanique, aux côtés des organisations Médecins du Monde, Réseau Financement Alternatif (RFA) et SAW-B (une association qui travaille sur l’économie sociale). Pour l’achat de ce bâtiment, la Banque Triodos a octroyé un crédit à Vluchtelingenwerk Vlaanderen, ainsi que des crédits à Médecins du Monde et au RFA.

 

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