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dossier

Nous ne sommes pas tous égaux en matière de santé

Différentes enquêtes le prouvent : les inégalités socio-économiques induisent des inégalités de santé.

On dénombre trois fois plus de personnes en situation de handicap et deux fois plus de diabétiques parmi les personnes issues des milieux les plus précaires. Le taux de mortalité avant l’âge de 65 ans est également deux fois plus élevé dans ces mêmes milieux. De même, les Belges ne sont pas tous égaux face à la prévention, notamment en matière de dépistage de certains cancers.

« Il faut toutefois se garder d’une vision binaire : tous les pauvres ne sont pas malades et tous les riches en bonne santé », prévient Philippe Defeyt, économiste à l’Institut pour un Développement Durable. « Les inégalités découlent également des conditions de travail, de l’âge de la personne, du coût de certaines dépenses de santé ou encore de différences dans les interventions des Centres Publics d’Action Sociale (CPAS). »

« Il faut se garder d’une vision binaire : tous les pauvres ne sont pas malades et tous les riches en bonne santé »

Philippe Defeyt, économiste à l’Institut pour un Développement Durable.

Pour maintenir ou favoriser l’accessibilité aux soins pour tous, diverses solutions ont vu le jour. Les principaux acteurs d’une accessibilité à seuil bas des soins de première ligne restent les maisons médicales, implantées au plus près de la patientèle, souvent dans les quartiers populaires.

« Les maisons médicales correspondent à une vision sociétale de la médecine, qui s’oppose à la vision lucrative actuellement en plein essor », commente Marc Vandeput, gestionnaire de l’ASBL Maison Médicale des Riches Claires, dans le centre-ville de Bruxelles.

Née en 1976, elle est l’une des toutes premières à avoir vu le jour. Depuis 2007, elle applique le système de paiement forfaitaire pour les consultations de médecine générale et de kinésithérapie, ainsi que pour les soins infirmiers qu’elle propose. Dans ce système, les patients souscrivent un abonnement et ne paient donc plus les prestations à l’acte. En contrepartie, ils sont ‘liés’ à la maison médicale pour leurs soins, sauf circonstances exceptionnelles. Pour chaque patient enregistré, la maison médicale perçoit un forfait mensuel de 40 euros via les mutuelles.

L’explosion du nombre de demandes suite à l’instauration du système forfaitaire a poussé les responsables des Riches Claires à acquérir de nouveaux locaux, financés par un crédit de la Banque Triodos. L’activité de santé communautaire attire de nombreux parents et leurs bambins. L’objectif du centre est que les personnes se prennent en charge et préservent leur capital santé en mangeant mieux et en pratiquant une activité physique.

« Nous cherchons à promouvoir l’autonomisation du patient et la prévention est au cœur de nos pratiques», rappelle Marc Vandeput. Dans l’ensemble du pays, plus de 350.000 patients sont abonnés au forfait médical. Malgré cela, les maisons médicales sont dans le collimateur de la ministre De Block qui dénonce le surfinancement de ces organismes et leur manque de transparence. En 2017, elle a donc bloqué tout nouvel agrément dans l’attente des résultats d’un audit financier commandé à la société KPMG. Une fois les résultats de cet audit connus, début 2018, la ministre a décidé de lever le moratoire.

« Nous cherchons à promouvoir l’autonomisation du patient et la prévention est au cœur de nos pratiques »

Marc Vandeput, gestionnaire de l’ASBL Maison Medicale des Riches Claires.

« Des études antérieures avaient déjà montré que si le système forfaitaire coûte un peu plus cher en première ligne, ce surcoût est entièrement compensé en deuxième ligne (médecine spécialisée) et en consommation de médicaments. Le fait que les dossiers soient centralisés évite également des doublons inutiles d’examens médicaux », explique Marc Vandeput. Des discussions sont en cours entre les différents acteurs concernés afin de baliser l’avenir des maisons médicales.

Affaire à suivre donc…

Texte: Chantal Samson

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