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rencontre

Les Gantois veulent des fruits et légumes bio, locaux, et livrables

Une alimentation locale et biologique : que faut-il encore prévoir à Gand pour que tout le monde puisse avoir accès à ce type d’alimentation ? Autour de la table ronde ‘Tafelklap’ organisée par la banque Triodos lors des Fêtes gantoises, nous retrouvons Tom De Windt de PachaGreens, Arnaud De Mol du restaurant Lokaal et Jan Vanhuysse de la ferme De Wassende Maan.

La ferme De Wassende Maan fut l’une des premières fermes biologiques en Flandre : elle propose à ses abonnés des colis de légumes et de fruits produits localement. PachaGreens recherche également différentes manières de créer des cultures durables, notamment en cultivant des minilégumes. Et le restaurant Lokaal a décidé de cuisiner tous ces légumes.

 

La logistique de livraison de légumes

“De nombreux restaurants nous demandent de livrer des légumes, mais, pour des raisons logistiques, c’est parfois difficile”, explique Jan Vanhuysse. Pouvoir se faire livrer des légumes provenant de différentes fermes relève souvent du défi pour les restaurants. “Mais bientôt, il y aura une nouvelle plateforme qui facilitera les contacts entre les fournisseurs et les acheteurs. Tous les légumes et les fruits seront rassemblés en un seul lieu et pourront être enlevés et transportés à partir de là vers les restaurants et les magasins.” Il ne reste qu’à attendre que cette plateforme, de son nom VANIER, entre en service.

 

Le timing imposé par la nature

Il faut aussi prendre certaines dispositions. “La nature ne peut pas être bousculée. Dans l’horeca, les commandes ne sont faites que quelques jours à l’avance, mais il faut deux à trois semaines aux producteurs pour produire des légumes”, souligne-t-on. Mais c’est possible du moment que les parties savent ce que l’on attend d’elles. Outre les quantités, les consommateurs doivent aussi savoir qu’ils ne pourront pas avoir des tomates en hiver. Elles ne poussent effectivement pas en hiver. A la ferme De Wassende Maan, des colis sont proposés chaque semaine. Lorsqu’ils ont commencé, la formule était nouvelle ; maintenant, les consommateurs sont un peu moins intéressés car ils veulent aussi pouvoir décider quels légumes et quels fruits ils veulent recevoir. La ferme De Wassende Maan y a pensé aussi : via une application, les gens peuvent changer leur colis jusqu’à deux jours avant la date de livraison prévue en ajoutant ou en modifiant les légumes commandés.

Le fait que l’on insiste un peu trop pour l’instant sur l’alimentation facile et abordable, sans penser aux conséquences par exemple des aliments préemballés sur la santé est une autre source de préoccupation pour les différents interlocuteurs. Comme le fait de ne pas penser non plus d’ailleurs au prix des légumes : les gens sont persuadés que les aliments ne coûtent pas cher, mais ce n’est pas vrai. Notamment en Belgique. Rien que la main d’œuvre pour la récolte des fruits et des légumes coûte des milliers d’euros aux agriculteurs. Et c’est sans compter le transport.

“Il faudrait penser à la pollution et aux émissions de CO² des moyens de transport dans le calcul du prix des fruits venant de pays lointains”

Thomas Van Craen, directeur de la Banque Triodos

La banque a financé une étude menée par EOSTA, distributeur de légumes et de fruits frais biologiques, pour estimer le coût des facteurs externes. En ajoutant ceux-ci au coût des fruits, on se rend vite compte que les fruits provenant de l’étranger sont bien plus chers que ceux produits localement et biologiquement.

 

 

Promouvoir les circuits courts et le changement de mentalité

Si Gand souhaite promouvoir les circuits courts et inciter les habitants à consommer plus localement, il faudra que la ville s’en donne les moyens en optimisant l’approvisionnement, d’une part, notamment en centralisant l’offre et en facilitant les livraisons, et en changeant les mentalités des consommateurs, d’autre part. L’horeca et principalement les écoles doivent commencer à penser différemment pour faire coïncider leurs menus aux légumes et fruits de saison. Différentes initiatives seront également nécessaires pour favoriser les collaborations et les regroupements, plutôt que d’essayer seul dans son coin de changer les mentalités. Tout le monde est d’ailleurs d’accord autour de la table pour dire que l’alimentation biologique est un principe ‘normal’ ; ce n’est ni un effet de mode ni un phénomène marginal. Tout le monde est aussi d’accord pour dire que les légumes de nos jardins ont aussi meilleur goût.

 

Photo: Lies Warlop

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