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rencontre

L’économie collaborative : un nouveau modèle de consommation

Vous souhaitez rouler en voiture, mais acheter une voiture n’est pas à la portée de tous, et finalement vous n’êtes pas si convaincu d’en acheter une. Comment faire ? Optez pour la voiture partagée ! Elle constitue une nouvelle approche à l’utilisation de la voiture, plus avantageuse économiquement.

Et l’économie du partage ne se limite pas à ce seul exemple. Autour de la table ronde ‘Tafelklap’ organisée par la Banque Triodos, nous avons invité Dries Seuntjens de DuCoop, Chris de Guytenaer de BattMobiel et Joachim Jacob de Partago. Échanges sur “l’Homo Cooperans“.

DuCoop est une coopération qui propose des services durables aux habitants du quartier des Nouveaux docks, notamment pour l’énergie mais aussi pour l’épuration locale des eaux et la mobilité. BattMobiel est un concept de voiture partagée qui propose des voitures électriques et des vélos dans différents quartiers de Gand. Quant à Partago, il s’agit d’une initiative de coopération citoyenne qui favorise également la mobilité électrique partagée. Toutes ont investi dans des véhicules électriques mais également dans des bornes de recharge ainsi qu’une plateforme en ligne. Qu’ont-elles d’autre en commun ? Elles se concentrent sur l’aspect de la durabilité de l’économie partagée.

 

L’économie partagée, qu’est-ce que c’est ?

Joachim Jacob de Partago nous donne une définition du Professeur Koen Frenken de l’Université d’Utrecht : “L’économie partagée est un phénomène qui permet aux consommateurs d’utiliser ensemble des biens de consommation non alloués, éventuellement contre paiement.” Mais selon lui, cette définition est quelque peu obsolète : “Cette définition part uniquement du point de vue de la propriété. Or ici, il s’agit purement d’économie car nous devons gagner de l’argent. C’est un peu un mot passe-partout : tout le monde l’utilise, mais personne ne sait vraiment ce qui se cache derrière le concept.”

 

Le partage serait-il devenu un ‘big business’ ?

Pourtant, selon les experts réunis autour de la table, nous allons dans la bonne direction. “Il faudra encore évangéliser les foules pour les convertir au principe“, estime Joachim Jacob. Chris de Guytenaer invoque le fait que les gens ont du mal à se débarrasser de l’idée de possession : “Nombreux sont ceux qui associent la possession au statut social. S’en détacher constitue un obstacle évident qu’ils doivent parvenir à surmonter.”

L’économie partagée constitue-t-elle une menace pour l’économie traditionnelle qui régule nos modes de vie actuels ? Non, répondent-ils d’une seule voix. “Elle vient plutôt compléter l’économie traditionnelle“, lance le public. La seule menace, ce sont les monopoles. Les grands acteurs, comme Uber et Airbnb, pourraient être les seuls à pouvoir gagner beaucoup d’argent dans ce type d’économie. “Il est essentiel qu’une réglementation voit le jour. Il faut pouvoir satisfaire à certains critères, avec la mise en avant de la durabilité”, déclare une fille dans l’assemblée. “Il faudrait adapter la stratégie au niveau local. Ainsi, les grands acteurs pourraient réaliser des bénéfices, mais dans certaines limites”, ajoute-t-elle.

 

Le rôle de la technologie dans l’économie collaborative

Qu’en est-il de la technologie ? “J’entrevois la technologie comme un moteur”, déclare Chris de Guytenaer. “L’économie partagée existe depuis toujours, mais les innovations technologiques la facilitent. Nous pourrions même dire que les innovations technologiques développées actuellement à la Silicon Valley seront décisives pour l’économie partagée. En tant que petit pays, il est impossible de ne pas en tenir compte.”

 

L’avenir de l’économie partagée

Sommes-nous en train de devenir des ‘Homo Cooperans’ ? C’est la question que nous pourrions nous poser. “Les gens pensent à l’action quand ils entendent le mot ‘coopération’ alors qu’en fait ils devraient plutôt penser à ses répercussions et aux facilités que cela engendre”, précise Chris de Guytenaer. “Je nous vois plutôt aller dans ce sens-là : créer des facilités”, ajoute-t-il encore.

Il est difficile pour l’instant de nous imaginer quelles seront les répercussions de l’économie partagée dans nos vies. “Nous sommes arrivés à un tournant de l’histoire”, lance-t-on dans l’assemblée. “Nous allons acheter de manière totalement différente”, souligne Joachim Jacob.

“L’accent sera mis sur une plus grande longévité, ce qui entrainera à son tour une production plus durable.”

Joachim Jacob, de Partago

 

Photo: Lies Warlop

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Gianfelice Rosetta Il y a 1 mois

Je suis pour cette économie partagée qui devrait favoriser l’entraide et amener plus d’humanité entre nous?

Colfs P.J.Y. Il y a 3 semaines

Je n’en pense que du bien ,mais je voudrais connaître quel est votre implantation en Wallonie
Bien à vous
J.Y. Colfs

Reply to Colfs P.J.Y.
Banque Triodos Bank Il y a 3 semaines

Bonjour, la Banque Triodos n’a pas d’implantation en Wallonie. Nos bureaux sont situés à Bruxelles, et une seule agence existe actuellement, implantée à Gand. Vous pouvez nous rencontrer lors d’événements auxquels nous participons à Liège, Namur, Louvain-la-Neuve tout au long de l’année (en nous suivant sur Facebook, vous pouvez rester informé de ces rencontres https://www.facebook.com/triodos.be/). Et nous sommes bien entendu à votre disposition par téléphone du lundi au vendredi de 9h à 17h au 02 648 28 52 pour toute question ou pour prendre un rendez-vous. L’équipe Triodos