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Dossier

Automobile non grata ?

Quelques mois avant que n’éclate le scandale VW, Triodos Research (TR) avait évalué le bien-fondé du maintien de l’industrie automobile dans l’univers d’investissement Triodos sur la base de critères de durabilité. Quelle a été la conclusion de cette évaluation ?

Les défis que doit relever l’industrie automobile sur le plan de la durabilité sont nombreux. Ils concernent à la fois le cycle de production et l’utilisation qui est faite des véhicules. C’est pour encourager les bonnes pratiques et leur dissémination dans l’ensemble du secteur que TR avait choisi, il y a déjà plus de dix ans, de réintégrer l’industrie automobile dans son univers d’investissement, après l’en avoir précédemment exclue. Le scandale VW, qui a entraîné l’exclusion de cette entreprise, suscite de nombreuses questions de la part de nos investisseurs. Pourquoi cette industrie reste-t-elle éligible pour les fonds ISR ?

Des progrès significatifs ont été accomplis ces dix dernières années par les constructeurs et les fabricants de pièces détachées pour répondre aux enjeux du développement durable. Développer des moteurs beaucoup moins énergivores (drive technology) a été la priorité, avec, en corollaire, l’émergence rapide de la propulsion électrique. Le secteur a, en outre, fortement augmenté le taux de recyclage/réemploi des véhicules hors d’usage, des composants et des matériaux. Il a également réussi à diminuer sensiblement les émissions de gaz à effet de serre, tant dans le processus de fabrication qu’à l’usage. Enfin, l’industrie automobile s’efforce de créer des services alternatifs et complémentaires, tels que le partage de voitures. Ceci ouvre la voie à de nouveaux concepts de mobilité.

En maintenant son univers d’investissement accessible à l’industrie automobile, TR a l’opportunité de mettre en avant les entreprises automobiles pionnières dans le développement de solutions durables. Ainsi, Tesla (voitures électriques), Tenneco (technologies de contrôle des émissions de CO2) et LKQ (recyclage de composants) sont éligibles pour le Pioneer Fund ; Tesla et Toyota le sont pour l’Equity Fund. Dans le cadre du dialogue noué avec les entreprises présentes dans son univers d’investissement, TR a débattu de différentes questions avec BMW et Tesla en 2015.

Parallèlement, TR prend part à des initiatives collectives, aux côtés d’autres investisseurs responsables. Avec quatre investisseurs institutionnels néerlandais et l’organisation CDP*, TR a récemment invité toutes les sociétés automobiles faisant partie de l’indice MSCI à faire preuve de plus de transparence au sujet de leurs émissions de CO2 et à renoncer à toute activité de lobbying allant à l’encontre de la lutte contre le réchauffement climatique.

*CDP Driving Sustainable Economies est une organisation indépendante qui encourage les entreprises et les villes à communiquer au sujet de leur impact environnemental, afin que les décideurs disposent des données leur permettant d’influencer le comportement du marché.

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Ludovic Brenta Il y a 2 années

Les voitures électriques polluent encore plus que les voitures thermiques. Pour s’en rendre compte il suffit de considérer le cycle de vie complet et en particulier la fabrication des batteries à base de terres et métaux rares dont l’extraction et le raffinage sont non seulement polluants mais également nocifs aux populations locales dans les pays producteurs; la production supplémentaire d’électricité nécessaire à ces voitures qui, à cause des pertes énergétiques dans les batteries, est supérieure à la pollution due à l’extraction et au raffinage du pétrole. Enfin, une voiture électrique reste une voiture: encombrante, dangereuse et inadaptée à la ville. Or 65% de tous les déplacements en voitures se font aujourd’hui en ville sur des distances inférieures à 5 km et sont donc inutiles.

Les voitures, même électriques, sont au moins aussi nocives que le tabac. L’industrie automobile, comme celle du tabac, se comporte comme un dealer de drogue: les automobilistes se rendent dépendants de leur voiture et ne peuvent plus s’en passer.

Donc, je vous prie de bien vouloir exclure l’industrie automobile de votre périmètre d’investissement. En revanche, financez massivement les fabricants de vélos, bus, tramways et trains.

Reply to Ludovic Brenta
Triodos Bank Il y a 2 années

@Ludovic Brenta : Merci pour votre réaction. La Banque Triodos a, comme vous, la conviction que la meilleure énergie est celle que nous ne consommons pas, ce qui est d’autant plus pertinent lorsque nous parlons de voitures. Néanmoins, force est de constater que l’automobile occupe encore toujours une place prééminente en matière de transport. C’est la raison pour laquelle la Banque Triodos sélectionne des entreprises qui génèrent des changements positifs grâce à de la recherche et du développement dans leur secteur. Il peut s’agir par exemple de recyclage, de nouveaux systèmes de propulsion (électrique, piles à combustibles), d’une réduction des émissions de NOx (moins rapide que souhaité), de CO2 et de particules de suie.

Jacqueline DREZE Il y a 2 années

Je voudrais savoir quels fonds investissent dans les transports en commun. Et si oui, dans quels pays ?
Merci